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Toute
l'actu du Levallois Sporting Club Tennis de Table
tout au long de la saison. |
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Lebesson sur son 21
24 mai 2009. Emmanuel Lebesson est devenu champion
de France à tout juste 21 ans. Il est le 21ème champion
de France de l'histoire qui retiendra qu'il a du battre
deux légendes du ping pour s'approprier le titre :
Patrick Chila en demi-finale puis Damien Eloi. Il
quitte ainsi le club de Saint-Denis (pour Levallois)
avec le plus beau des cadeaux.
Le dernier carré des France était une fois
de plus squatté par les Mousquetaires. A Dreux, Jean-Philippe
Gatien, a pu constater que finalement les années n'avaient
pas de prise sur ses anciens collègues. Le temps passe
pourtant : c'est exactement il y a 16 ans que Philou
est devenu champion du Monde, un beau 23 mai 1993
à Göteborg. Pour se hisser en demi-finales, les anciens
avaient fait le ménage dans un tableau auquel ils
sont abonnés. Damien Eloi démontrait qu'il était en
forme même si Brice Ollivier, tombeur de Mattenet
hier, lui chipait 2 sets et le poussait jusqu'aux
avantages du 6ème. Dans un match spectaculaire et
accroché jusqu'au dénouement, Christophe Legoût entrait
une fois de plus en demi-finales aux dépens de Cédric
Mirault. Emmanuel Lebesson croquait Loïc Bobillier
en quatre petits sets. Une façon aussi de marquer
les esprits pour les Mousquetaires puisque Chila pointait
aussi au rendez-vous des demies. Le champion de France
en titre avait parfaitement négocié le quart de finale
sur le vice-champion de France, Dorin Calus. Un 4/0
qui envoyait le Levalloisien dans le dernier carré.
Mais face à Emmanuel Lebesson, la demi-finale ne s'annonçait
pas simple. Le duel entre Legoût et Eloi, indécis
aussi.
Legoût tout près de rentrer en finale
Legoût attaqua tambours battants la demi-finale, au
point de mener 3/0 et que plus personne ne mise sur
un retour d'Eloi. "Il était temps de faire quelque
chose, confia le Normand. Je me suis pas désuni et
j'ai trouvé un service qui l'a gêné." Les deux garçons
n'ont été sacrés qu'une seule fois champion de France
et ils se sont bagarrés comme des cadets pour cette
place en finale qui passera sous le nez d'un Legoût
affûté mais qui n'a pas su conclure. "Je n'ai pas
de regrets d'avoir perdu face à Damien. Surtout d'avoir
mené 3/0 puis 3/1 10-10 sans conclure. Maintenant
je serais déçu si je ne remportais pas le double."
Le public attendait la 2ème demi-finale entre les
deux futurs coéquipiers à Levallois : Patrick Chila,
quatre fois sacrés et tenant du titre et Emmanuel
Lebesson qui incarne avec Adrien Mattenet la relève
tricolore. Lebesson n'était pas impressionné : il
réalisa de nombreux enchaînements rapides et payants
et ne sembla pas gêné par les services de Maître Chila.
Il mena 3/0 avant de sortir du match, tout seul. Une
baisse de régime dont profita évidemment Chila pour
revenir à 2/3. Mais le sociétaire de Saint-Denis,
qui a largement contribué au maintien de son club
en Pro A avant de rejoindre le voisin levalloisien,
enleva le match 4/2. "J'ai des jambes de quadra. C'était
difficile car je suis mal rentré dans le match. Il
s'est un peu déconcentré après 3/0 mais il a bien
joué. En finale face à Damien ? C'est du 50-50", pronostiquait
le tenant du titre.
Un duel de fougueux
Avec l'ogre Gatien qui a remporté 13 titres, Damien
Eloi ne compte qu'un seul titre individuel malgré
sa remarquable carrière internationale. En 2004 à
Laval, le Normand décrochait son premier titre du
simple après quatre finales perdues. Cet après-midi
dans l'Eure-et-Loir, Emmanuel Lebesson, 21 ans, disputait
sa première finale... alors qu'il n'était pas né lorsque
Damien Eloi participa à ses premiers France, en 1985,
à Saint-Pierre du Mont dans les Landes. Il avait alors
16 ans et s'il fêtera en juillet son 40ème anniversaire,
il a préparé avec enthousiasme ce rendez-vous toujours
excitant. Mais voilà, la finale a tourné court, très
court même. Un 4/0 vite expédié après une finale féminine
à rallonge. Emmanuel Lebesson a dominé le match avec
une maîtrise étonnante pour une première. Le calme
entre les échanges et la violence sur la table. Car
la première balle de Lebesson est terriblement lourde
et puissante. Les réglages étaient parfaits et la
belle mécanique ne s'est pas enrayée : Eloi a du s'incliner
sans avoir pu semer le doute, contrarier le dessein
du Niortais. "Je n'ai jamais
pu rentrer dans le match. Il a très bien joué, voilà
beaucoup attendaient que les "vieux" perdent, c'est
fait. On était trois en demies, l'an prochain on reculera
peut-être puis on finira par ne plus venir,
lâchait avec un brin de nostalgie Damien Eloi digne
dans la défaite. Manu Lebesson, après avoir reçu les
félicitations des Mousquetaires, livrait ses premiers
mots à une presse plus nombreuse qu'à l'accoutumée.
"Franchement je suis super
heureux. J'ai réussi un match parfait en finale et
j'ai pris le dessus. Les trois fois précédentes j'avais
perdu au premier tour et là je gagne. A 9/3 au 4ème
set, j'ai vu que c'était fait et j'ai pensé au titre.
C'est génial car je ne m'y attendais pas en venant
ici. Je visais le podium. Les Mousquetaires m'ont
fait rêver et c'est symbolique d'avoir du les battre
pour gagner. Ce sont des supers mecs et voilà je le
dis, ils étaient mes idoles, confiait un Lebeson
qui rayonnait de sérénité. "Je
réaliserai demain en me levant. Avec Adrien (Mattenet),
on va continuer pour atteindre nos objectifs sur la
scène internationale."
Tous les résultats sont disponibles sur le site officiel
de l'épreuve : www.france-dreux-mil-neuf.com
Communiqué FFTT - Hubert Guériau
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